Bob le Para Belge pionniers de nos unités

 

J’ai voulu rendre hommage à mon ami Bob : Il est mon témoin à mon mariage et le parrain de ma fille en 1981. Il fût aussi mon Directeur dans la vie civile dans une entreprise de nettoyage ( Vitreclair ).Je me souviens d'une forte personnalité,dur mais juste.j'aurais aimé servir sous ses ordres.... Merci Bob 

Il était très discret sur son parcours militaire vétérans S.A.S, ancien de Corée et pionniers de nos unités.

Les photos, texte viennent de l'album personnel de Bob Schils et bien d'autres et internet bien sûr. Si vous pouvez m'aider a compléter cette page n'hésitez pas de me faire parvenir vos documents Merci ....

parachutiste-belge-c130-saut-2.gif Text 5 

env7.gifJe reçois un email je suis le beau fils de Bob Schils:  j’ai peut être des photos etc … qui peuvent t’intéresser. Rdv pris, le 11/08/2012 une rencontre plein d’émotions. C’est un ancien MP, passionné de collection militaire qui a conservé toutes les photos et documents, parfois très abimée. Mais, je suis comblé, j’allais pouvoir retracé la vie militaire de Bob.

                                                  

 bob-le-para-belge.gif bob-schils-decede-18juin-2003-19.jpg

Si vous avez des faits liés aux photos aidez moi a compléter ou peut être avez vous encore des photos a rajouter. Merci ... 

dague.gif1997 Le hasard n'existe pas ...Un soir un appel téléphonique '' Salut Marc je te connais bien a travers ton journal je m'appelle Gilbert  Lahaye j'ai fais mon service  au Bataillon Para-Commando et j'ai un petit livre qui va sûrement te faire plaisir sur Bob '' Le rendez vous est pris pour le lendemain. Il est le parrain de ma fille et moi j'ai travaillé avec Bob dans la vie civile . Je vais donc mettre ce document en ligne une manière de lui rendre hommage et joindre des photos que des amis m'ont fait parvenir de son époque.

                              img-1799.jpg             img-1828.jpg

dague.gifNé le 4 janvier 1920 à Oignies-Aiseau  Matricule : S/18428  Unité : S.A.S Grade : Adjudant chef de 1ère Classe Numéro brevet Para : 76 Le 09.10.1963 Numéro brevet Commando : 62/67 Le 19.05.1962  Numéro brevet d’instructeur de sauts en parachute n°1 Le 14.03.1947 Matricule : Grande-Bretagne 0278   Date brevet Para Angleterre : 17.01.1942 Nom de guerre : Robert Steward  Opérations parachutées : Trueform, Brutus Autres opérations : Ardennes ; Pays-Bas ; Allemagne ; contre-terrorisme.

dague.gifEn 1938 Bob Schils, âgé de dix-huit ans, s’engage comme volontaire de carrière et devient cavalier au 2ème Régiment de Chasseurs à Cheval.

BRVET INSTRUCTEUR 1949 chasseur-a-cheval-1986-1.jpg

Lors de la campagne de 1940, son unité établit le premier contact avec l’ennemi à Waremme, puis se replie sur Hannut.

 dague.gifalpha_0121.gife 12 mai Bob Schils est grièvement blessé ; on l’évacue sur Ostende, puis sur Boulogne ; arrivé à Epsom (G.B.) le 24 mai, il restera à l’hôpital, Robert Schils est incorporé aux Forces belges stationnées à Tenby.Désigné pour une école de gradés, il en sort breveté d’éducation physique, son chef, l’actuel colonel Roman fait de lui un des vingt premiers Belges qui iront suivre les cours de formation de parachutistes à Ringway.   Un entraînement préparatoire s’étant révélé indispensable sept sur vingt ont réussi, dont Schils. Celui-ci est désigné comme moniteur ; sous les ordres du lieutenant Leclef, il « préparera » les futurs élèves parachutistes belges.

 dague.gifalpha_0121.gife début de l’année 1942 est marqué par un incident que nous n’hésitons pas à qualifier d’historique. En effet, pour la première fois dans l’histoire de la Belgique, certains de nos compatriotes vont sauter en parachute.

                1942-7.jpg

Text 5

          1942-5.jpg

    11 Janvier 1942 le 1èr saut des Parchutistes Belge         Sur le front en Hollande

                 1942-4.jpg

 sas-a-2.jpg img-1835.jpg

1942-3.jpg 1942-1.jpg

               Août 1944 SAS Belge                      Bob chauffeur de la moto

                  sas-a-1.jpg

                                1942 Première unité SAS Belge

                                

dague.gifLa 1ère Compagnie de Parachutistes belge est fondée le 8 mai 1942 en Grande-Bretagne, sur base de volontaires venus du monde entier. L'unité décroche sa qualification parachutiste (les célèbres "wings") à l’école d'Entraînement Para de Ringway ; elle est ensuite envoyée à Fritzhill.Après deux ans d'entraînement intensif sous le commandement du Capitaine Blondeel, l'unité est enfin reconnue opérationnelle et, en tant que "Belgian Squadron", est affectée à la fameuse "SAS Brigade". 

1942-2.jpg  bob-le-para-kamina-29.jpg

                                                                        Bob est le 1er

dague.gifEn juillet 1944,les premières équipes ("squads") belges sont parachutées en France, à l'est de Falaise, pour y exécuter des missions de renseignement et de harcèlement. D'autres parachutages sont effectués en France (dans la région de Beauvais, des Ardennes françaises, en Belgique (dans les Hautes Fagnes,Gedinne et le Limbourg) ainsi qu'aux Pays-Bas (dans la Frise). Leurs actions sont destinées à appuyer l'avance des Forces alliées vers le nord. Au cours de l'offensive Von Rundstedt en Ardenne belge,l'unité est regroupée et équipée de jeeps blindées. En tant qu'escadron de reconnaissance, elle exécute des missions de sécurité et de reconnaissance au profit de la "6th Airborne Division" britannique.

bob-le-para-belgique-6.jpg bob-le-para-belgique-38.jpg 

dague.gifDébut avril 1945, le Régiment SAS belge comprend trois escouades de reconnaissance, déployées dans le Nord des Pays-Bas et en Allemagne. Après la capitulation du 8 mai 1945, ces unités participent aux missions de contre-renseignement en Allemagne et au Danemark. Le Régiment SAS belge est la première unité alliée à entrer en Belgique occupée; c'est également la seule unité belge à combattre sans interruption de juillet 1944 à mai 1945.

Stationné à Tervuren en juillet 1945, le Régiment Parachutiste SAS commence directement l'entraînement. Un Centre d'Entraînement est ouvert à Westmalle en août 1945. Il y fonctionne jusqu'au 31 mars 1946, puis est transféré à Poulseur. Il ferme définitivement le 15 octobre 1948. Ce même jour, le Régiment Parachutiste SAS quitte définitivement Tervuren et s'installe à Leopoldsburg. Il y reste jusqu'en 1953, année au cours de laquelle il est transféré à Diest, dans la citadelle. L'escadron de reconnaissance est, à l'issue de la seconde guerre mondiale, l'épine dorsale du 1er Bataillon Para. Ce bataillon porte le béret lie-de-vin ("the red beret") ainsi que l'écusson du "Special Air Service" ("the SAS Badge"), hérités de ses prédécesseurs de la seconde guerre mondiale.

 alpha_0121.gife 2 janvier 1942 Le bataillon belge est à Herreford Ses membres ignorent que les Anglais avait transmis in illo tempore une note au gouvernement belge, « digéré » par la voie très classique : à l’aise. Certains fonctionnaires ne comprennent jamais que l’état de guerre est un état d’urgence. Des esprits sclérosés avant 1940, transposés dans les bureaux londoniens par l’effet du hasard ou dans le transport des archives, se sont révélés définitivement incurables. Ils savaient pourtant que « Room 055A » constituait la branche des Services Spéciaux du War Office qui avait décidé de créer dans chaque unité étrangère une réserve d’hommes destinés à des missions d’un caractère particulier lenteurs et leurs hésitations firent que le bataillon ne fut prévenu qu’en dernier ressort. Les principaux intéressés, ceux qui allaient sauter, furent pris au dépourvu. Jugez-en! On demandait vingt hommes, dont deux officiers, huit sous-officiers et dix soldats, pour subir un entraînement extraordinaire. L’exécution était fixée au lendemain. Les candidats se pressaient pour  avoir le privilège d’être parmi les élus choisis pour un boulot dit « secret », hors du commun et qui rompait la monotonie de la vie de garnison. Cet évènement est historique. Ceux qui ont revendiqué cet honneur doivent être cités.

Nous n’avons pas le droit de les oublier. Ils ont écrit une page de l’histoire de l’armée belge.

alpha_0121.gifes voici

1. Lt  Jacques Wanty   / S/lt Marcel Leclef / Adj Robert Fassin / Sgt Robert Schils

2. Cpl A. Lesage/ Cpl Marcel Luyckx / Sgt Mérenne/ Cpl Desamblanx

3. Cpl Beckers / Cpl Pierre Pus / Sdt Badts / Sdt Wouters/ Sdt Van den Broeck

4. Sdt Dooremont/ Sdt Constant Barette/ Sdt Fraipont / Sdt Boden

5. Sdt Verelst/ Sdt Pietquin/ Sdt John Bu

Lorsque la Compagnie Parachutiste belge sera formée, en mai 1942, le brevet de Schils date de quatre mois! L’histoire de l’unité se bâtit, et celle de Bob Schils y est intimement mêlée ; devenu successivement C.S.M. , puis R.S.M. ? Il retrouvera Dulait et Hellporn pour les opérations en Normandie. Parachuté entre Vernon et Elbeuf, vers la mi-août 1944, Schils participera à l’opération True-form jusqu’au « link-up » avec les troupes américaines à Boisé-lez-Prévanges au début du mois d’août.

                          sas.jpg

 airborne-17-janv-1942.jpg 19-juillet-58-palm-d-or.jpg

alpha_0121.gife 11 janvier 1942 Un vieux train de banlieue progresse poussivement en direction d’AltringhamDans le compartiment en bois, encombré de kit-bags, vingt jeunes Belges enthousiastes se livrent au jeu des devinettes. Les suppositions les plus étranges se font jour dans les esprits surchauffés. « Moi dit un grand gaillard, j’ai  l’impression qu’on va nous renvoyer au pays pour y faire de l’espionnage! » « Penses-tu, rétorque un de ses compagnons sans lever les yeux du livre qu’il est en train de lire; comme je connais les Anglais, ils sont capables de nous utiliser à des tâches administratives. Avec eux il faut s’attendre à tout… » L’avant-veille, à Hereford, le major Cumont s’était contenté de lire à ses hommes une note qu’il venait de recevoir. Le ministère demandait vingt volontaires pour des missions spéciales mais se gardait bien de préciser lesquelles. Que faire ? Les Belges d’Hereford s’ennuyaient dans leur camp et ne désiraient qu’une seule chose : en découdre au plus tôt avec l’ennemi. Aussi pour choisir ses vingt volontaires des « missions spéciales » le major Cumont n’avait eu que l’embarras du choix. Peu importait l’imprécision de la note, c’était l’occasion de changer d’air. Lorsque la locomotive s’immobilise toutes les conversations s’arrêtent. Les hommes descendent sur le quai ou ils sont accueillis, dans la tradition, par un capitaine anglais à la moustache rousse et au teint brique. Un détail cependant intrigue les Belges qui ont remarqué que l’officier britannique se déplace avec difficulté à l’aide d’une canne et que son pied droit est emprisonné dans le plâtre. La curiosité de chacun est piquée au vif. Les questions fusent, respectueuses mais insistantes. « Accident de football, mon capitaine ? » « Non, parachute! » Le mot résonne bizarrement entre les murs de la minuscule salle d’attente. Serait ce que … « Parachute… » répète quelqu’un avec l’accent de Charleroi. « Parachute… » Le capitaine opine de la tête puis, subitement, comprend tout. Il fixe son regard sur le jeune soldat et lui dit : « Pourquoi croyez-vous que vous êtes ici ? » Sous le feu de ses quatre pièces contribua à neutraliser la résistance de l’ennemi et permit à son unité de forcer le passage du canal et d’y établir une solide tête de pont. A l’extraordinaire palmarès des faits de l’adjudant Schils, on trouve les titres suivants  obtention du Brevet de parachutiste.

decoration-diverses-prisonniers.jpg img-2045.jpg

             Ses opérations diverses                       Blessé a la guerre

15-oct-1947.jpg 40-et-45.jpg

alpha_0121.gife 17 janvier 1942, à Ringway (G.B.):parachuté deux fois en opérations derrière les lignes; campagne de Holland et d’Allemagne ; Brevet n° I de Dispatcher ; R.S.M. du Centre d’entraînement commando; Kamina, la survie ; Kitona, le Ruanda-Urundi.

alpha_0121.gife premier saut Trente minutes plus tard, les vingt Belges, en tenue creux bondissent sous le commandement de leurs instructeurs ? Rien ne leur est épargné : ni les sauts roulé, ni les cascades, ni les reptations. A minuit, enfin, on les autorise à regagner leur chambrée. Ce qu’ils font pratiquement sur les genoux! Le lendemain, à six heures du matin, le grand cirque recommence : course à pied, exercices d’assouplissement, harnais, fuselage. Quand la journée se termine les hommes ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. S’ils tiennent encore debout, c’est par un prodigue de volonté. Le matin suivant, pour gagner le rez-de-chaussée, les « volontaires » descendent les escaliers en marche arrière pour échapper à de lancinantes douleurs aux articulations. C’est dans ces conditions que les vingt hommes, après un jour et demi de préparation vont effectuer leur premier saut! Bob Schils se souvient parfaitement de cette journée mémorable.

« Aujourd’hui, me confie-t-il, je trouve cela très amusant. Mais à vrai dire, ce matin là, j’étais plutôt inquiet. Et il y avait de quoi! Je voyais des ambulances qui n’arrêtaient pas de faire la navette entre le camp et l’hôpital! Le sol gelé était dur comme de la pierre et je savais que le peloton de nos camarades polonais avait été pratiquement décimé lors du lâcher de la veille.

Bref, je n’en menais pas large lorsque j’ai pris place, avec mes camarades, à bord d’un vieux bombardier Withley baptisé « Flying Coffins », le cercueil volant! Personnellement, j’eus l’impression que mon parachute ne s’ouvrit qu’au bout d’un siècle! J’eus toute fois la chance extraordinaire de me retrouver sain et sauf sur le plancher de vaches. Mais, au bilan général quel désastre! Lorsque le moment vint de nous compter, on constate que le Lt Wanty s’était fracturé le talon. Fraipont avait le pied cassé, Boden la cheville fêlée et le caporal Luyckx une entorse. Ce n’était qu’un début. Finalement le stage se termina avec 60% de pertes. Ils  furent huit à recevoir le brevet de parachutiste : le Lt Marcel Leclef,le sergent Schils,le caporal Lesage, le lance-caporal Pus,les soldats Barette, Budts, Verelst et Pietquin.

 Huit hommes : Les premiers : Lieutenant Wanty  1 - S/Lt.  Leclef  5 -Cadet Fassin 2

Le rapport britannique ci-contre décrit : Sgt. Mérenne 2 Exactement le déroulement des faits : Sgt. Schils 5 - Cpl. Lesage 5

Et voici les résultats dans leur cruelle réalité : Cpl. Desamblanx  2 - Cpl. Luyckx 2 - L/Cpl. Beckers 2 - Pte. Badts Nil  - Pte. Pietquin 5

Nominal roll of party of B.A.’S at S.T.S. n.5, from Jan. 11 tot  Jan 17 1942 : Pte Budts 5 - Pte. Barette  5 - Pte.  Fraipont  1 - Pte Van den Broeck 2  - Pte. Wouters  2 - Pte. Dooremont  1 - Pte. Verelst 5 - Pte. Boden 1

Dans les “Ordres du Jour » parus en Grande-Bretagne, on relève (n° 459 du 29 septembre 1942), la remise de l’insigne parachutiste polonais aux militaires suivants : lieutenant Vanderheyden,sous-lieutenant Leclef, sergent Schils et le sergent Verberkmoes, par le général SIKORSKY à Leven en Écosse.

 anciens-combattants-paris-1960.jpg 6-avril-63-ordre-leopold-2.jpg

alpha_0121.gife 19 janvier 1942 Ont obtenu le brevet : Le sous-lieutenant Leclef, le sergent Schils, le caporal Lesage, le lance-caporal PUS, les soldats Barette,Buts, Verelst, le soldat Pietquin a probablement obtenu le brevet : Lieutenant Wanty: s’est fracturé le talon lors du premier atterrissage, devrait avoir l’occasion de reprendre l’entraînement dès que remis, sera des meilleurs car des plus courageux. Soldat Fraipont: très courageux. A eu le pied cassé après le premier atterrissage, n’a rien dit jusqu’au lendemain dans l’espoir de pouvoir continuer les épreuves. A revoir. Soldat Boden: Cheville fêlée au premier atterrissage. Trop âgé pour pouvoir continuer plus tard sans grosse préparation physique. Soldat Dooremont: blessé à l’entrainement après le premier saut. Semble surtout avoir été fortement impressionné par la descente malheureuse et dangereuse. (Pied pris dans les cordes). N’aura peut-être plus la confiance voulue. Soldat Vandenbroec: excellent moral et esprit. Physiquement inapte encore, est resté sans connaissance sur le terrain après le deuxième saut. Adjudant Fassin, Sergent Merenne, Caporal Desamblanx, l/corpl Beckers, Soldat Wouters: Ont refusé de sauter pour le troisième saut (porte). Motif : mal de l’air. En réalité manque de préparation morale et physique.Eliminés :Caporal Luyckx: entorse lors du premier atterrissage. Très courageux à revoir. Soldat Badts: a refusé de sauter. Eliminé.

SAS PARACHUTISTE 16-aout-1944-derrire-ligne-allemande.jpg

                                     1avril-51.jpg 

bob-le-para-belgique-31.jpg bob-le-para-belgique-18.jpg

 dague.gifalpha_0121.gifa nuit de Bois-Saint-Jean Fin août 44, la petite équipe de Bob Schils devait être parachuté avec deux jeeps blindées dans la région de Wibrin ou, en principe, des maquisards devaient l’accueillir. Le premier essai de « dropage » se solda par un échec. Heureusement le pilote de l’appareil se rendit compte à temps  que l’ennemi occupait les lieux et fit demi-tour sans la moindre hésitation, les pertes se limitant à deux véhicules balancés par-dessus bord un peu trop précipitamment. Contrairement à la règle qui était mise en la matière, le commandement estima qu’il fallait tenter un deuxième essai 24 heures plus tard, au même endroit. Bonne information radio ou hasard ? Toujours est-il que le lendemain soir, le scénario se renouvela mais cette fois sans les Allemands au rendez-vous. Une jeep put même être récupéré dans une clairière intacte mais mystérieusement privée de sa double Vickeers. On ne sut jamais qui avait emporté les armes lourdes. Conformément à ses instructions l’équipe se dirigea vers le château de Mont-Saint-Jean ou elle retrouva un groupe de camarades placés sous les ordres du commandant Blondeel. Ce fut au cours de la nuit suivante que Bob Schils connut l’une des émotions les plus fortes de son existence. Il cheminait sur la route Wibrin-Samrée, en compagnie de deux résistants, quand il entendit confusément venant dans sa direction, le bruit d’une troupe en marche. Qui étaient ces inconnus ? Bob Schils se souvient de ce moment comme s’il datait d’hier. « D’abord, raconte-t-il aujourd’hui, je me dis qu’il s’agissait d’un détachement de l’U.S.Army. L’arrivée des libérateurs était annoncés et je ne jugeai pas utile de me dissimuler. Plus prudent, les résistants qui m’accompagnaient disparurent dans l’obscurité. Subitement, j’allais pratiquement buter sur un groupe de sept ou huit SS. Le temps de me rendre compte de ce qui se passait, une fraction de seconde, et j’étais proprement désarmé. Que faire ? Les allemands se mirent à discuter entre eux et je finis par comprendre qu’ils avaient décidé de me liquider. Je ne fus donc pas autrement surpris quand deux d’entre eux me saisirent par les bras pour me conduire dans les bois proches. Désirant gagner du temps, mais sans trop d’espoir, je leur offris une cigarette. Ils l’acceptèrent. Tandis que je leur donnai du feu, je me saisis d’un tire-bouchon qui se trouvait dans l’une de mes poches et l’enfonçais de toutes mes forces dans la gorge de mon premier gardien qui s’était baissé pour allumer sa cigarette. Presque en même temps, je donnai un violent coup de pied dans le bas-ventre du deuxième SS qui avant de s’écrouler, eu le temps de m’assener un violent coup de crosse qui m’arracha toute la peau du menton. Dès lors, je ne demanderai pas mon reste. Après avoir erré quelque temps à l’aventure, je parvins à retrouver le château ou mes amis ne m’attendaient plus. Quelques heures plus tard, nous allâmes patrouiller en Jeep sur la route de Samrée avec la ferme intention de prendre notre revanche. Hélas, en voulant se mettre en position de tir, le chauffeur du véhicule agit avec une telle précipitation qu’on se retrouva tous les quatre dans un ravin! L’aventure se termina à l’hôpital mais j’eus tout de même la grande joie d’aller saluer mes parents au Isnes avant d’être admis à Brugmann. Ils n’avaient plus eu de mes nouvelles depuis quatre ans… »

alpha_0121.gifa piste du risque Appartenant à la légende et aux réalités de la guerre comme à celles du temps de paix, une des figures les plus marquantes est celle de Bob Schils. Un grand Monsieur. Pionnier des parachutistes  il fut de la première session brevetée à Ringway (Angleterre). Parachuté plusieurs fois en opérations, fait prisonnier à Bois-Saint-Jean en septembre 1944 et se débarrassant de ses deux gardiens allemands par un coup de « close combat »,

Le mellingsports-de-combat-22448.gif fût supprimé dans les années 70 .Une recrue avait été assommée, perdu connaissance dans un combat violent, ce qui est le propre du melling. Ce n'était pas le premier à qui ça arrivait mais, comme c'était le fils d'un parlementaire celui-ci est intervenu auprès du Ministre de la Défense pour faire supprimer cet entraînement ..dangereux l! .C'était déjà les prémisses de la fin des entraînement très spéciaux, extrêmement durs et propres aux Paras et Cdo.

R.S.M.du centre de parachutage puis du centre commando Il subit volontairement l’entrainement en chute libre et l’entraînement commando à 43 ans.

 bob-le-para.jpg 15-oct-63-brevet-parachutiste.jpg 

                                20-juin-62-brevet-para.jpg

dague.gif15 Septembre 1945 Le Régiment Commando s’installe à Marche Les Dames et est crée le centre entrainement Commando Décembre 1945 S’installe a la citadelle de Namur

dague.gif16 Février 1946 Premier Camp Commando à Marches les Dames Mars 1946 Remise des bérets verts à Marches les Dames en compagnie du brigadier Lister

dague.gif20 Octobre 1948 Centre entrainement Commando est crée officiellement à Marches Les Dames 

dague.gif02 Octobre 1950 Formation du corps des volontaires de Corée Les volontaires reçoivent leur béret brun à l’issue de leur entrainement Corée 

vdg-a2-xxii-013.jpg coree-5.jpg 

coree-1.jpg coree-2.jpg

 coree-3.jpg coree.jpg

dague.gif 18 Décembre 1950 Le bataillon quitte Anvers vers la Corée et les Belge participent à la bataille de L’Imijn au combat d’Haktang-Ni  aux 55 nuits de Chatkol

 1-beret-paras-commandos-coree.jpg  2-beret-paras-commandos.jpg 

25-4-copie.jpg coree-4.jpg

ORIGINAL

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×