Lady's commando parachutiste, tests manoeuvres en Corse

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beret-rouge.jpg Un mois après mon camp, en juillet, je repartais en Corse. C’était ma récompense pour mon poignard d’or, je pouvais accompagner un raid organisé pour l’ERM.

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beret-vert.jpg Nous avons reçu des nouveaux sacs à dos à tester, ce qui ne me plaisait pas beaucoup. J’ai toujours pris grand soin du fitting de mon sac car c’est très important de répartir le poids d’une façon intelligente. Je n’ai pas les épaules aussi solides qu’un homme, plus je pouvais porter sur les hanches, mieux c’était. C’est pourquoi j’aimais particulièrement les vieux berghams avec l’armature en métal qui épousait parfaitement le bas de mon dos. J’avais déjà marché avec un sac Millet, normalement plus confortable, mais je sentais trop les bretelles sur les épaules.Il y avait trois sortes de nouveaux sacs à tester. Ils étaient tous composés de deux parties ; soit deux sacs moyens superposés, soit un grand en dessous et un petit au-dessus et pour terminer celui dont j’ai hérité, le petit sac en dessous avec le grand dessus. Le modèle du sac ne convenait pas du tout pour moi, il y avait trop de matériel au-dessus, le sac tirait très fort mes épaules en arrière et pendait tellement bas que je forçais même pour lever les jambes dès que ça montait un peu.

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                                                                                             Yvette

beret-rouge.jpg Pour compléter mon «calvaire »,j’ai eu mes règles alors que ce n’était pas du tout le moment et que je n’avais donc rien pris comme précaution.Pas de panique, avec les serviettes bien rêches de plusieurs rations C, j’ai fabriqué des protections.                                

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beret-vert.jpg Un raid un peu plus spécial, c’est celui qui m’a conduite dans les Pyrénées en Dec 82, lors du brevet Cdo de S.A.R. le Prince Philippe. Je ne vais rentrer dans les détails concernant son camp, il y a des gens qui prétendent qu’il a eu des facilités, moi, je l’ai toujours défendu car je l’ai vu à l’œuvre. Et puis, si son programme a été adapté, ce n’est sûrement pas un drame. On l’avait bien fait pour les VCF et je voudrais bien savoir combien d’hommes n’ont pas été aidés d’une façon ou une autre. Envoyer le Prince en Corse aurait pu être dangereux, le raid a donc été organisé en France. Nous avons atterri à Perpignan. Pendant les premières heures nous avons zigzagué dans les vignobles et traversé des villages pittoresques......

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                                          Raid dans les Pyrénées avec le Prince Philippe

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                                Yvette au centre                            Maryse Good Smet

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beret-rouge.jpg il a plu pendant pratiquement six jours. Les rares fois où faisait sec, c’est quand il gelait. J’ai attrapé un de ses rhumes, mes mouchoirs étaient trempés en un rien de temps. J’en avais d’ailleurs attaché un à mon ceinturon d’assaut, au moins il séchait un peu quand il ne pleuvait pas et je l’avais à portée de la main. Au début le Prince Philippe ne me parlait pas mais un moment donné il n’a pas su s’empêcher de me demander comment j’arrivais à suivre. Il a ajouté qu’il avait déjà difficile alors qu’il était un homme. J’ai répondu que c’était uniquement l’habitude. On ne s’est jamais lancé dans de grandes conversations mais il n’était pas distant non plus. Il supportait le coup de main des hommes mais quand moi je poussais lorsqu’il dérapait dans une pente boueuse ou quand j’aidais à mettre le bergham au dos,  il ne pouvait s’empêcher de faire des remarques (que je sois obligé de me faire aider par une femme …). J’ai appris à l’apprécier et je le trouve plutôt courageux, il aurait pu refuser carrément de faire son service militaire au Regt Para-Cdo.  A la fin du raid il était manifestement déçu que ça se termine.  Notre séjour dans les Pyrénées s’est terminé par un repas au centre commando de Collioure.

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X...Carine Simal et Christine Van Put La tente de Léopold D qui avait oublié ses piquets

beret-vert.jpg Plus tard j’ai eu le plaisir de revoir le Prince Philippe à Schaffen où il est venu me serrer la main alors que j’étais adossée contre la porte d’un hangar en attendant mon tout de sauter. Une 2e fois je l’ai aperçu entouré d’officiers à Melsbroek et cette fois-là il s’est à nouveau déplacé pour venir me saluer, dire que cela ne fait pas plaisir ,serait hypocrite, j’étais plutôt fière et surtout heureuse de voir que mon jugement le concernant, avait été correct.

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N'ayant aucunes photos sur cette période je me suis permis de mettre Q/Q photos que j'avais encore...  

beret-rouge.jpgJe n’avais pas encore 30 sauts début 1980, quand le Capt Dumortier, S3 du CE Cdo, m’a apporté la date des cours de chute libre à mettre aux OJ. En voyant le sujet de la note, j’ai voulu savoir si ce cours était réservé uniquement aux hommes, comme d’habitude, ce qui a fait rire le capitaine.

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                                                    Au centre Christine VP

beret-vert.jpg Le Colonel avait barré des noms pour diverses raisons, dont le mien avec comme seule excuse le fait que je sois une femme. Le capitaine est intervenu en disant que pour aller marcher en Corse, j’étais bonne mais qu’on m’oubliait dès qu’il s’agissait d’une récompense.Je précise que peu de temps avant, j’avais marché avec le Capt Carette et le Chef Eeckhout et le dernier jour, j’ai eu l’impression qu’ils voulaient me tester. J’ai réussi à les suivre, ce qui a dû les étonner et après le retour j’ai appris qu’ils en avaient parlé autour d’eux car l’Offr S1 était même venu me féliciter ! C’est donc cet argument-là que le Capt Dumortier a utilisé pour appuyer ma candidature et le Chef de Corps a accepté. J’en ai eu la preuve quand je l’ai croisé dans le couloir car il m’a demandé si j’étais satisfaite et il a ajouté que je devais être capable de réussir puisque j’avais bien marché en Corse. Personnellement je ne voyais pas le rapport entre les deux, mais je n’allais sûrement pas le contester.

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     Vol vers les Pyrénées ( Yvette )            

beret-rouge.jpg A mon arrivée à Schaffen, j’ai d’abord aperçu le chef Tinant chouette, quelqu’un que je connaissais. …Le responsable du cours, le chef Ellero nous a accueillis Après avoir expliqué le travail en l’air et à l’atterrissage, nous étions prêts pour faire notre premier saut «poignée-témoin ». Une poignée fixée sur un parachute automatique, faisait l’affaire, il suffisait de sortir en croix et de faire «action poignée » après 3 secondes. Le jeudi matin à la parade de saut, j’ai compris que je pouvais commencer à paniquer, que cette fois-ci c’était parti. En plus notre moniteur bien-aimé nous a annoncé que nous devions faire 10 secondes au lieu des cinq prévues initialement. Ce changement nous a terrifiés, nous espérions qu’il s’agit d’une blague, c’est ce que plusieurs anciens du CE Para pensaient du moins, mais au fond de nous, nous savions que c’était vrai. On avait beau nous dire que c’était mieux car en 10 secondes on avait le temps de réagir, ça me semblait une éternité.Je me suis retrouvée dans le premier «bac », probablement une chance, on en demandait déjà assez à mes petits nerfs.

beret-vert.jpg Le premier à sauter, ...Notre parachute était équipé d’un hite-finder, appareil qui se déclenche à une certaine altitude grâce à la pression atmosphérique et exerce une traction sur le câble du parachute afin d’ouvrir celui-ci si le sauteur ne l’a pas fait lui-même à temps. Pour pouvoir retirer la pine de sécurité de l’appareil, il faut monter à 4000 pieds, plus bas, il risque de fonctionner immédiatement et d’ouvrir de parachute dans l’avion, ce qui peut être dangereux. Nous sommes donc montés à 4000 pieds, le despatcher nous a fait signe d’enlever la pine et puis l’avion a réellement plongé pour redescendre à 3000 pieds. J’ai eu tellement peur que j’ai tapé ma main sur la cuisse du major. A l’altitude prévue, celui-ci a sauté et j’ai trouvé ça effrayant. Puis l’avion est remonté à 3500 pieds et avant de comprendre ce qu’il se passait, j’étais dans la porte et puis dehors. Pendant un bref instant j’ai senti que quelque chose n’allait pas mais j’ai cambré comme je l’avais appris et je me suis retrouvée dans une bonne position. Après 10 secondes (en réalité j’en avais fait que 8) j’ai tiré sur la poignée et mon Olympic s’est ouvert sans problèmes. J’ai été émerveillée. C’était tout simplement formidable. Au deuxième saut c’était encore mieux, j’ai fait carrément 13 secondes. Après ces deux-ci, je pouvais passer à 15 secondes et 5 sauts plus loin, j’étais à 20 secondes. Cette bonne évolution m’a permis d’être toujours dans le bac des plus avancés. Nous étions à 20 secondes alors que certains passaient seulement à 15. Automatiquement nous étions moins stressés puisque nous ne risquions pas à chaque saut de devoir quitter le cours et l’ambiance dans l’avion n ‘était pas triste. Nous rigolions beaucoup, même si c’était en peu jaune ( !), ce qui nous empêchait d’avoir trop peur.

beret-rouge.jpg Je logeais à Schaffen…J’avais déjà pas mal de sauts, quand j’ai accepté d’aller prendre un verre avec un des despatchers qui s’occupait du cours. Celui-ci a une la bonne idée de s’arrêter sur le chemin du retour sur une petite route déserte, ce qui était vraiment la dernière chose que j’espérais de cette soirée. Il a essayé toutes les façons, même la manière forte, pour me «séduire » et pour finir il m’a dit que si je n’acceptais pas ses avances, j’allais rater le cours. Le salopard, c’est vraiment ce qu’il fallait dire. Pourtant, l’échec, c’est ce que je craignais le plus, mais pas de cette façon. Je serais retournée à Marche-les-Dames la tête haute. Heureusement ce n’était qu’une menace car il n’a rien fait pour me saboter, au contraire, c’est lui qui s’est fait mettre à la porte du cours pour une autre raison. Rien ne me m’a donc empêchée de faire mon 15e saut à la date du 22 août 80  et de rejoindre mon unité avec le brevet en poche. J’étais pourtant bien triste d’avoir fini, j’ai adoré ce cours.Quand j’ai quitté l’armée, j’avais 48 sauts en chute libre à mon actif et si ce n’était pas si cher dans le civil, j’aurais sûrement continué.

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             Jacques Janssens                                                        

beret-vert.jpgLa vie de château. Si le travail au Srt était agréable, c’était en grande partie parce qu’il me permettait d’aller sauter régulièrement, Il y avait le sport, les séjours en Corse, le Challenge de L’évadé…Pour moi toutes les raisons étaient bonnes pour sortir du bureau. Pour cela, les rappels du 4 Bn Cdo étaient des occasions rêvées.

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beret-rouge.jpg Mars 1983 Pendant toute la durée du rappel, j’ai dormi dans la tente Srt au Weyervlakte à Bourg Léopold. Ca n'avait apparemment rien d’excitant mais on commençait la journée par une séance de PT dehors (il faisait froid !) que je n’aurais raté pour rien au monde et qui me permettait d’attaquer le boulot en super-forme. Bien-sûr, je tapais à la machine et je faisais des stencils comme à Marche-les-Dames mais là-bas c’était moins ennuyeux. Et puis il y avait les imprévus, par exemple le téléphone de campagne qui décolle et traverse la tente en volant. Ce n’était pas un phénomène surnaturel mais simplement le Cpl Herzet qui était passé en jeep sur le fil qui s’était enroulé autour d’une roue.Les chars arrachaient aussi régulièrement le fil entre notre camp et la borne. J’aurais préféré qu’il ne soit pas raccordé du tout car quand je devais m’en servir, c’était l’horreur. La liaison était quasi nul surtout avec Elsenborn ….La moitié du bataillon se trouvait à Bourg Léopold pendant que les autres étaient à Elsenborn, Puisque j’étais la seule à taper à la machine dans les deux langues, je suis même allée là-bas quand il y avait du travail en flamand. J’ai fait le voyage en Alouette, ce qui n’était évidemment pas pour me déplaire.Comme j’aimais cette vie-là. Après deux semaines pareilles j’étais bien sûr armée pour faire face à la routine.                      

beret-vert.jpg J’ai vu des hommesmilitaire008.gif incapables de sortir de la fosse aux lions, d'autres ne savaient pas effectuer de rétablissement au simple cat crawl ou n’arrivaient pas à grimper à la corde. Mais souvent c’était la speed marche qui posait le plus de problèmes.

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beret-rouge.jpg Je regardais le débat qui suit l’écran Témoin à la RTBF. Le Major Engelen se trouvait parmi les invités et il a osé déclaré que les femmes Para-C do ont toujours tout fait comme les hommes. J’ai essayé de téléphoner mais le standard devait être submergé d’appels car j’ai composé le numéro sans arrêt jusqu’à la fin de l’émission mais sans résultat. J’aurais pourtant aimé faire connaître ma version des faits.Je voudrais bien savoir qui des trois réussit encore ses tests de combat et qui est en règle de saut à l’heure actuelle. Autrement dit, qui est apte Para-C do.

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                                                                                 Yvette

beret-vert.jpg Wartet Lors de mes voyages nocturnes, je me suis retrouvée à la ferme de Noiseux, dans le camp de Marche En Famenne, occupée par la Cie École.J’ai été embarquée dans un exercice de nuit et j’ai adorée cette ambiance. A l’issue de celui-ci j’ai dormi quelques heures par terre dans la salle à manger de la ferme. Dormir c’est peut-être un grand mot quand car le carrelage était dur (bien sûr) et froid. Et puis il y avait constamment des gens qui entraient et sortaient. Une vie de dingue, pourtant …Le lendemain j’ai été enrôlée comme plastron pour mais on m’avait refilé un Fal en mauvais état qui ne tirait pas. Évidemment on a d’abord pensé que c’était de ma faute, le Colonel a même dit qu’un passage au stand de tir ferait du bien. Inutile de dire que j’étais choquée ! Heureusement que le Sgt Decouvreur a voulu vérifier, il avait à peine touché à l’arme que celle-ci s’est carrément cassée en deux ! Ouf, mon honneur était sauf. Toutes ces aventures me donnaient de plus en plus envie de quitter le château et quelques mois plus tard, le Chef de Corps acceptait ma demande de mutation à la Cie École.

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beret-rouge.jpg Mes débuts à la School n’étaient pourtant pas glorieux. Au Cours de la première manœuvre à Lagland, j’ai attrapé une otite et j’ai dû rester couchée brûlante de fièvre.Je n’ai pas pu me soigner convenablement dû à plusieurs manœuvres consécutives et actuellement je souffre d’une diminution auditive de 75% à cette oreille-là.J’adorais tout simplement mon boulot car nous partions souvent sur le terrain

En janvier 84 nous étions à Elsenborn pour la mi-session et je passais une bonne partie de la nuit à la porte en tant que plastron. Il y avait de la neige et comme j’étais mal équipée, j’ai eu fameusement froid. Je rentrais souvent avec des pieds comme des glaçons parce que mes bottines ABL ne résistaient pas à la neige. Mais j’étais heureuse, je me sentais enfin vraiment soldat.Rien ne m’amusait plus que des « missions » de nuit pour aller « emprunter » quelques jerrycans d’essence chez les voisins parce que nous avions oublié de faire le plein à la StaPol avant le WE.

Lors d’un dropping on m’a abandonnée et je dirais même oubliée sur un point pendant des heures.  J’étais morte de faim quand on est venu me chercher et les biscuits ABL, la boîte de lunchmeat et l’oignon que le chauffeur avait dans le fond de son sac m’ont fait l’effet d’un vrai festin. C’est ainsi qu’on apprend à apprécier les choses les plus simples. C’est également grâce à la School que j’ai eu l’occasion de faire un rappel Héli quand le Puma est venu pour les stagiaires. Le départ ne me faisait pas peur car j’avais fait plusieurs descentes d’une grue relativement haute et je m’étais donc familiarisée avec la technique qui consiste à laisser descendre le corps sans faire de bond, un moment donné les pieds suivent tout seul. Par contre si en saute, on risque de toucher l’appareil et de se faire mal.Le rappel en lui-même ne m’effrayait plus depuis longtemps et je me sentais donc vraiment à l’aise. Après le 50 m c’est avec un immense plaisir que je suis descendue de 100 m. Je me souviens de chaque détail, des gens assis en face de la porte et du fait que j’ai pensé à soigner ma position et à garder les pieds joints. L’exercice m’avait toujours paru spectaculaire et j’admirais les hommes qui osaient le faire, malheureusement pour eux, je ne les regarde plus de la même façon car ça n’a rien d’impressionnant. Un jour j’ai fait 2 sauts en OR du Britten Norman suivi d’un saut de nuit de C13O sur Gemeentebos. Le jour après je sautais 3 fois du ballon avant de refaire un saut en OR. Pour quelqu’un qui aime sauter, c’était le pied.Pour les sauts du brevet A, c’étaient les COR qui s’occupaient des listes d’avion. Un d’eux est venu me demander si je préférais starboard ou port. Quand je lui ai répondu « starboard », il m’a dit qu’il me mettait du côté port car je devais apprendre à sauter des deux côtés ! J’ai trouvé ça hilarant.En 2 semaines j’ai fait 20 sauts et je serais bien restée plus longtemps à Schaffen. C’est le genre de vie dont je ne me lassais pas. Au contraire, après mon atterrissage lors d’un saut de nuit, je me suis attardée un peu sur la DZ et en voyant ce C130 j’ai pensé que ça, c’était toute ma vie, que je ne serais jamais capable de quitter le Regt. Entre temps mon mariage s’approchait à pas de géants.

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    ADC Van der Maelen, Julien Michem, Bob Gilot,Antoine Heinz et Pol Vandenberghe

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beret-vert.jpg Aux mois de mai, juin et juillet, les exercices se suivaient à un rythme très soutenu.On revenait d’une semaine à Bourg Léopold et on repartait à Givet (génial les pistes là-bas), suivi dans la foulée de Marche En Famenne.Je pensais continuer le plus longtemps possible à la Cie Ecole mais quand j’ai appris que j’attendais famille, j’ai évidemment compris que ma carrière touchait à sa fin puisque je voulais m’occuper de l’éducation de mon enfant. …faire mutation pour une unité « calme » ne m’intéressais pas du tout.

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beret-rouge.jpg Je pense pouvoir dire que pendant toutes ces belles années passées au CE Cdo, j’ai fait mon possible. Si je n’ai pas fait certaines choses comme certains hommes, c’est que je n’ai pas eu l’occasion. J’ai quand même gardé le moral tout en sachant qu’on me refuserait tel cours et tel exercice.  Heureusement, entre novembre 76 et Sep 84, j’ai pu faire 145 sauts et ça, c’est la plus belle récompense.

beret-vert.jpg Le 10 juillet 1985, à 11.15 Hr, Steve est né.Sa naissance clôturait définitivement mon chapitre « Para-do ».Le comble, c’est qu’un C130 est passé au-dessus de la maternité à ce moment-là. Je l’ai ressenti comme un signe, comme s’il venait me dire adieu et me souhaiter bonne chance dans la vie civile. J’ai donc quitté l’armée sans trop de regrets.

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SAUT C130 para-1.gifpara-1.gifpara-1.gifpara-1.gif

beret-rouge.jpg En devenant membre de l’Amicale Para-Cdo je pourrais sauter 4 fois par an du ballon. Il s’est renseigné au CE Para et en rentrant il était obligé de m’annoncer que les femmes n’étaient pas admises. J’allais baisser les bras quand il m’a conseillé d’écrire au Colonel Malherbe , Comd Regt à ce moment-là.J’ai expliqué au Colonel que ce n’était pas logique que des hommes ayant servi à peine 15 mois au Regt pouvaient encore sauter alors que moi, j’y étais restée pendant 9 ans. …c’était quand même lui qui m’avait donné l’autorisation de suivre le cours chute libre quelques années auparavant,J’ai eu raison car j’ai reçu ne réponse positive et grâce à son intervention j’ai pu m’inscrire et obtenir ma carte de saut.A partir de ce jour-là, j’allais donc régulièrement faire mon petit saut à Schaffen.Sauter encore une fois de C130 était resté un rêve pour moi, j’aurais payé cher pour le réaliser.j’ai rejoint les gens qui s’apprêtaient à embarquer dans le bus pour aller à Melsbroek. Et puis a surgi un Offr qui n’avait rien à voir dans l’histoire. Il a voulu savoir qui m’avait donné l’autorisation et a obligé le Comd2d Trg à sonner au Comd Trg qui n’avait pas eu l’accord officiel du Comd Regt.  Résultats des courses : je ne pouvais pas sauter ! Mon Dieu, ce que j’ai maudit tous ces officiers qui n’osaient pas prendre leur responsabilité ! J’étais furieuse, j’ai tapé mon casque par terre et j’ai dû mordre sur ma chique pour ne pas pleurer de rage. On allait laisser décoller un C130 qui n’était même pas rempli, au lieu de le compléter avec des gens de l’Amicale. Je suis donc restée là, espérant un cancelled mais pas de chance, le saut a bel et bien eu lieu. Quand j’ai vu l’avion, je n’ai plus pu me retenir  et j’ai pleuré à chaudes larmes. Il y avait longtemps que je n’avait plus assisté à un largage du C130 et voir tous ces parachutes se déployer me faisait mal au cœur mais en plus j’aurais pu être parmi eux !. J’ai rarement été aussi en colère. Heureusement, d’autres sauts étaient prévus et j’étais bien décidée de retenter ma chance.J’ai pensé que c’était peut-être plus intelligent de s’adresser directement au Comd Regt. Si j’avais son autorisation, plus personne ne m’empêcherait de sauter ! Afin de la rencontrer, je me suis rendue un jour à Marche-les Dames où il était présent à la remise de Comdt.…je venais d’apercevoir le 1SM Charles GARDIEN. Cet ancien baroudeur s’occupe entre autres de l'Amicale, il est d’ailleurs le Président de la Régionale de Liège. Des hommes de sa trempe deviennent rares et je l’aime particulièrement pour son esprit de parachutiste d’antan.…C’était l’homme idéal pour plaider ma cause auprès du Comd Regt. Je n’ai d’ailleurs pas dû intervenir, le Colonel était directement d’accord. C’était gagné ! Mon rêve allait se réaliser !Un mois plus tard, j’embarquais donc dans le bus avec les autres et je partais à Melsbroek. Jusque là, rien à signaler. Mais à Melsbroek, changement de programme : pas d’avion, en panne ! J’ai compris que ma seule et unique chance de sauter une dernière fois de C130 venait de tomber à l’eau. Ma déception était énorme, j’avais réellement était à deux doigts, c’était râlant.…

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beret-vert.jpg je suis retournée à Schaffen où j’ai pu sauter 8 fois. Je montais chaque fois dans la cage démo et après je courais  endosser un autre parachute pour un deuxième saut.Je me suis super bien amusée, c’était bien sûr génial !J’avais déjà 11 sauts cette année-là et ce n’était pas terminé !……..L’image de la plaine en dessous de moi quand j’étais face au sol ne s’effacera jamais de ma mémoire. Grâce à cette journée splendide j’avais un total de 14 sauts en 1993  février 97, lors d’un coup de fil à Charles Gardien que dorénavant les sauts étaient réservés au moins de 40 ans. J’ai tenu le coup jusqu’à la fin de la communication (je me demande d’ailleurs toujours comment), mais une fois raccroché, j’ai éclaté en sanglots. Pendant trois jours j’ai été  incapable de penser à autre chose et je devais forcer sans arrêt pour ne pas pleurer mais souvent les larmes venaient touts seules. J’étais réellement dans un état épouvantable. En parler autour de moi était au-dessus de mes forces, j’avais la gorge nouée. Même mon mari ne se rendait pas compte à quel point j’étais malheureuse. Évidemment il savait que je râlais mais personne ne pouvait deviner ma détresse. J’ai fini par comprendre que je regrettais de plus en plus d'avoir quitté le Regt mais que ce petit lien m'aidait à le supporter..J’ai écrit une lettre au Gen Jacqmin mais je ne sais pas si elle lui est parvenue, en tout cas, je n’ai jamais eu de réponse. Les mois ont passé et je me suis habituée à l’idée que je ne sauterais plus jamais. Je croyais que c’était passé quand je suis allée un vendredi soir au 1 Para à une heure où en temps normal toute activité a cessé à Schaffen  mais j’ai eu un choc en approchant de Diest, le ballon était encore dehors et on sautait toujours ! J’ai eu juste le temps d’essuyer les larmes qui avaient surgi contre ma volonté, avant d’arriver sur le parking de la Citadelle. Ultérieurement j’ai encore connu quelques moments de nostalgie mais à la fin de l’année le plus dur était derrière le dos. Et c’est à ce moment-là que mon mari est rentré avec la bonne nouvelle : la limite d’âge était reportée à 45 ans ! Eh bien, j’aurais bien pleuré, mais de joie cette fois-ci. A la place j’ai chanté, moi qui croyais que je ne tenais plus à aller sauter.Mai 98 : première séance de saut de l’année. un ground training s’imposait. Si certains trouvent ça ridicule ou dégradant, moi je pense que ce n’est jamais inutile. Je site au passage qu’il s’agît du 1Sgt BLEYFUESZ, un excellent sous-officier de la 13 Cie du 1 Para, qui suivait le cours spatcher Après notre ground training, on nous a donc demandé de mettre les voiles, on ne sautait pas. Le 6 juin, 2e essai. C’était également le journée de l’Amicale, a parade avait lieu l’après-midi. Nos 3 enfants m’accompagnaient mais à part une démo des chiens de garde et quelques photos du Rav Air, ils n’ont pas vu grand chose. Sûrement pas de ballon et des parachutistes car il y avait risque d’orage ! Je suppose que c’est vrai, en effet il faisait chaud et lourd et je sais qu’un orage constitue une réel danger pour le ballon. Seulement on ressent tellement fort qu’au CE Para ils seraient heureux de voir nos sauts supprimés, qu’on devient suspicieux. On a l’impression que toutes les excuses sont bonnes pour nous empêcher de sauter, qu’ils essaient de nous décourager. Le pire c’est qu’ils risquent de réussir car après le cancelled du mois de septembre, j’étais prête à abandonner. Je me suis néanmoins présentée à la parade de saut du mois d’octobre et j’ai été récompensée car nous avons sauté. Malheureusement beaucoup de noms se trouvaient sur la liste de saut mais nous étions seulement une trentaine à être présents. Un point de gagné pour ceux qui veulent nous saboter. J’ai également entendu dire que la limite d’âge risquait de redescendre l’année suivante, ce qui a un peu terni le bonheur que ce saut, tant attendu, m’avait procuré. C’était peut-être le dernier, si je l’avais soupçonné, j’en aurais profité encore plus. J’attends donc impatiemment les nouvelles directives, mais je crains le pire. Si jamais je ne peux plus sauter, je serai triste, certes, mais cette fois-ci je m’y attends et je l’accepterai plus facilement. J’ai quand même eu le plaisir de faire 39 sauts avec l’Amicale mais je rêvais de sauter un jour avec mes enfants qui suivront probablement le stage FNPB.(j’ai encore sauté 2 fois en 99 et 4 fois en 2002 = total de 45)En attendant, j’aurai mes bons souvenirs pour me réconforter. Je pourrais toujours écrire un livre qui relate les aberrations que mon mari rencontre presque quotidiennement car le Regt qui est devenu la Brigade entre-temps, est mal en point. Faudra-t-il classer le livre dans la catégorie comédies ou drames ? Parfois je me demande comment cela va se terminer, si tout cela a encore un sens. Mais pas plus tard que ce matin, je prenais le petit déjeuner avec les enfants, quand Pierre, notre cadet, m’a demande ce qu’il fallait savoir faire pour être Para-Cdo.Je lui ai répondu qu’être Para-Cdo c’était d’abord un état d’esprit, une façon de vivre. Qu’il ne suffisait pas d’être fort et de savoir sauter en parachute ou de grimper au rocher. Qu’un Para-Cdo ne pouvait pas se permettre de rester passif, qu’il devait toujours essayer d’être le meilleur… Mais si je lui proposais de lire mon histoire, ce ne serait pas plus simple ?

Ci dessous quelques amies que j'ai pû retrouver :  J'ai aussi rajouter des photos d'Yvette

Christine Van Put  Hello je pense que cela va te rappeler des moments J'aimerais te mettre parmi nos amis les Paras Cdo merci

Christine Van Put  Merci ,ça fait plaisir

Bernadette Rossius  Bonjour Marc, Bien entendu que tu peux te servir dans mes photos, elles complèteront ta collection Amicalement Bernadette

Jacqueline Declerck  Mijn frans is niet zo goed, heb het niet allemaal begrepen, ik ken wel de site LADYS PARA COMMANDO, ga daar ook regelmatig eens kijken

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          Jacqueline Declerck              Avec Jackie Segers et big Jack Johnson

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Remise de bérets le 8-10-1976 – avec Carine Simal, Margo En Johan Bosmans-Willems, Bernadette Rossius, Sonja Van Tilburgvan Tilburg, Maryline Gillain et Annique van Hecke, à Marche-les-Dames, Namur.

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Avec Jacques Janssen et Christine Van Put.Avec Christine VanPut et Jacques Janssens

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                                 Avec Carine Simal et Margo en Johan Bosmans Willems

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1Avec Annique van Hecke Chantal Toelen-Echeandia. 2 Margo en Johan Bosmans Willems.

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          Avec Eric Polaster.

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                                                       Corse (Solenzara), après le camps commando

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                   Brevet Para octobre 1976

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 Avec Margo En Johan Bosmans-Willems, Bernadette Rossius, chri et Christine Van Put.

juin-1976-peutie-centre-d-instruction-no-4-avec-patricia-longlez-mimi-maryline-gillain-christine-van-put-marie-coquelet-monique-rossignon-et-claudine-pirson.jpg ci-no-4-a-peutie-instruction-juin-1976.jpg

1°Juin 1976 Peutie centre d'instruction n4 avec Patricia Longlez Mimi Maryline Gillain Christine Van Put Marie Coquelet Monique Rossignon et Claudine Pirson

2° CI No 4 à Peutie  Instruction Juin 1976

 

 

 

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